Cuissardes ?
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fish-campRalf aimait emmener Linda passer de longs week-ends dans la Sierra, à peine à quelques heures de la ville. La route traversait d’abord une immense plaine où travaillaient des ouvriers mexicains, courbés en deux à ramasser des légumes. Puis elle se rétrécissait et montait en sinuant vers Yosemite. Ils s’arrêtaient dans un bled au doux nom de Fish Camp, et se tapaient un putain de dîner au Tenaya Lodge, en général un Sirloin steak épais comme une bûche. L’air frais de l’altitude était agréable et de la fenêtre de la chambre on entendait les bruits qui montaient du petit lac, ce qui changeait du tintamarre de San Francisco. Le lendemain, après une bonne heure de voiture (dans le parc on dépassait rarement les 60 km/h), Ralf quittait la route principale et s’engageait dans un chemin de terre que seul lui et quelques bûcherons semblaient connaître. Il garait la voiture sous les arbres et alors que Linda se dégourdissait les jambes et demandait si il n’y avait pas d’ours dans la région, Ralf rigolait et sortait du coffre le matériel de pêche. Il tendait une paire de cuissardes à Linda “ça devrait t’aller, t’en fait pas pour les ours, tu fait tellement de raffut en parlant et en gesticulant qu’ils ont déjà dû quitter la région”, silencieuse et vexée Linda retirait ses bottes, des Frye acheté à Fresno lors d’un précédent voyage. Elle enfila ses cuissardes, ce qui lui donnait un air assez sexy dans ce sous-bois où les troncs des séquoias filaient vers le ciel comme des adolescents excités. Au loin, on entendait le torrent où Ralf avait l’habitude de pêcher, en moins de deux Linda s’y précipita. Ralf était encore occupé à préparer son matériel. Il regarda par dessus son épaule et ne pu s’empêcher de fixer les fesses de Linda moulées dans son jean, mis en relief par les cuissardes; il pensait qu’elle avait quand même un des plus beau cul qu’il ait jamais vu.

Linda descendait le petit talus qui menait au bord de l’eau. Sans se poser de questions ouvrit sa boîte à mouche et choisit un gros sedge en poil de cerf. Une fois prête, elle commença à sortir un peu de soie et se mit à pêcher l’eau, sans même attendre de voir si il y avait le moindre gobage. La joie et l’excitation l’emportaient sur la patience. Deux, trois faux lancers et son sedge atterrit en plein entre deux gros cailloux, juste devant un petit courant. Elle n’eût même pas le temps de réaliser ce qui se passait, en moins d’un centième de seconde, une grosse arc était montée sur sa mouche comme une fusée ! Linda eut le bon réflexe et leva illico les bras, la truite fît deux chandelles et le fil cassa net. Ralf, qui ne s’était pas encore changé, n’avait rien raté de la scène. Il descendit d’un bon dans le torrent, s’approcha de Linda à grandes enjambées, faisant du même coup fuir tous les poissons à la ronde, s’arrêta face à elle, lui arracha la canne des mains, la saisit par le bras, la coucha sur ses genoux et là, au milieu du torrent, trempée par les éclaboussure, lui donnât une fessée sans retenue, il lui criait : “On ne pêche pas sans RÉ-FLÉ-CHIR !!!”. En larmes, Linda lui demandait pardon, elle lui promettait de ne plus jamais recommencer, il remontait vers la voiture sans même sembler l’entendre, elle le suivait en l’implorant de la pardonner, qu’elle serait une bonne élève, qu’elle lui obéirait.

Ils firent l’amour à même le sol, sur les aiguilles de pins, Linda avait gardé ses cuissardes… C’était à chaque fois le même cinéma, ils n’arrivaient à faire l’amour que dans ces conditions. Ils finirent par quitter San Francisco et rachetèrent le Tanaya Lodge, ils allèrent à la pêche sur le torrent jusqu’à la fin de leur vie.

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