A peine le temps d’y penser que j’entends un barouf suspect qui me fait sursauter. Je me retourne et m’aperçois qu’il est déjà dans l’eau, me regarde et me dit : « Wading, wading, palometa ». Une seule phrase me vient alors à l’esprit : « oh putain, oh putain c’est à moi qu’il parle ? ». Ni une ni deux me voilà dans l’eau, et par chance ce sont mes pieds qui ont touché le fond en premier, dans ce genre d’excitation cela aurait très bien pu être ma tête. S’engage alors un sprint de plus d’une centaine de mètres, (dans le contexte, avec de l’eau jusqu’au nombril, ça donne à peu près du 2 à l’heure) jusqu’au moment où Juan me stoppe net dans mon élan et me dit : « Wait, don’t move ». Il me signale la présence du poisson à quelques mètres seulement de l’endroit où nous sommes, et là, après m’y être repris à plusieurs fois en clignant fortement des yeux (c’est la faute du sel, si si je vous assure), je le vois ce mythique poisson, IL EST LÀ à portée de canne. Sur les indications de Juanito, je réussis mon premier lancer (ce qui ne sera pas le cas sur d’autres poissons) et attends les consignes du pro de la palometa : « Wait … Strip … Stop ».
Et là mon cœur s’emballe, le permit change de direction et se dirige droit sur mon crabe, puis s’arrête, renifle, et la manière dont un bel ombre commun vous fait un bras d’honneur avec son étendard lors d’un refus en sèche, cette beauté à nageoires passe son chemin et file se réfugier au large. ARGHHH.
Vous l’aurez compris, pas de photos de permit cette fois-ci. Pour la suite du séjour, les conditions météo nous ont orienté vers les nombreux bonefish, tarpons et autres richesses halieutiques que compte Ascension Bay … il y en a tellement !!!
En attendant le prochain séjour …
