Les Sœurs de Saint Tibouron.
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C’était en juillet, j’avais rejoint la congrégation des sœurs de Saint Tibouron depuis maintenant plus de six mois, je m’y sentais à mon aise.  Les premiers mois avaient été les plus difficiles, j’avais été la cible de nombreux quolibets et diverses blagues idiotes réservées aux novices, mais c’était le prix à payer pour mon intégration, rien de méchant.

Nous avions donc prévu une journée à la mer pour nous changer les idées et surtout pour nous faire faire un tour en dehors du couvent et du village de Sainte Nipoule.  Et puis l’air marin nous ferait du bien.

Les sœurs ignoraient tout de moi, et ce n’est pourtant pas leurs questions indiscrètes qui avaient fait défaut, mais je ne pouvais leur dire comment je m’étais retrouvé ici.

Tout avait commencé avec cette visite à une chienne voyante,  Joséphine, dans une boutique des boulevards. J’en étais sorti transformé et elle m’avait dit que je devais changer de vie.

C’est donc à la fin du mois d’octobre que, vêtu en femme, je m’étais présenté au couvent.

Vivre au milieu de ses femmes recluses dont certaines étaient de véritables canons de beauté était un véritable bonheur.

A peine étions nous arrivé dans le petit port de Barange sur Mer, que l’excitation était monté d’un cran. Les sœurs, sans doute émoustillées par la vue des hommes sur les quais aux longs desquels nous déambulions, gloussaient et ricanaient benoitement.

Je rentrai dans une boutique d’articles pour vacanciers et en sorti avec cinq paires de lunettes de soleil que je distribuais illico pour le plus grand bonheur des sœurs, au début un peu gênées, puis rapidement conquises. Mais j’avais surtout fait l’acquisition d’une magnifique canne à soutenir de marque Garbolino ainsi qu’un magnifique moulinet Daïwa tout équipé.

En passant devant la boucherie mitoyenne, j’achetai deux kilos de viande pour animaux.

Nous partîmes en file indienne le long du quai des Pêcheurs, j’étais en tête suivi de mes quatre novices.

Vous le louez votre bateau ?

Le pêcheur interloqué par un tel équipage, n’eut même pas le temps de répondre que nous étions déjà  montés à bord. Cap au Large, là où les courants apportent le menu fretin aux grands prédateurs, cornettes au vent nous filâmes sur les flots.

L’odeur de la mer provoquait sur moi, cette sensation délicieuse, une érection permanente. Pour mieux tenir en équilibre à cause de la houle, nous nous collions les unes aux autres…j’en bandais d’avantage.

Arrivé à la frange d’écume laissée par le courant butant contre le haut fond, je m’emparais de la canne, y accrochais un beau morceau de viande d’au moins 800 grammes, et lançais le plus loin possible. Dans sa cabine, le capitaine, pipe au bec, n’en croyait pas ses yeux. A peine dix minutes plus tard, alors que les sœurs se collaient à moi pour mieux découvrir les secrets de la pêche en mer,  je fus secoué par une touche titanesque ! Je raidissais tous les muscles de mon corps, je sentais les sœurs troublées, craintives et en même temps excitées… Au bout d’un bon quart d’heure de combat, se furent des Haaaaaaaa et des Hooooooo admiratifs ! Un magnifique requin bleu avait mordu à l’hameçon ! De retour au port, sous les applaudissements du public rassemblé devant un tel évènement, nous prenions des poses pour les photographes. Je sentais doucement sœur Sainte Odile se coller à moi, elle était jeune et belle, j’avais hâte que nous rentrions au couvent, peut-être ce soir lui montrerai-je de quoi est fait un vrai pécheur de requins !!

ck