(Pendant que Cyril vit le rêve-ci à Punta Allen…)

Raconter une histoire en 32 secondes, capturer un rêve, une action, le tragique, le comique, et le tout avec une morale. Ce film, c’est une merveille de concision, zéro matière grasse, c’est le genre que je préfère. Comme disait Saint-Exupéry dans Terre des Hommes :

Il semble que le travail des ingénieurs, des dessinateurs, des calculateurs du bureau d’études ne soit ainsi en apparence, que de polir et d’effacer, d’alléger ce raccord, d’équilibrer cette aile, jusqu’à ce qu’on ne la remarque plus, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus une aile accrochée à un fuselage, mais une forme parfaitement épanouie, enfin dégagée de sa gangue, une sorte d’ensemble spontané, mystérieusement lié, et de la même qualité que celle du poème. Il semble que la perfection soit atteinte non quand il n’y a plus rien à ajouter, mais quand il n’y a plus rien à retrancher.

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