AU DIEU DES THONS / PLEA TO THE GOD OF TUNA
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(ENglish Version) Nous sommes tous pareils. À chaque fois que nous pêchons un thon, que ce soit un gros, un petit, un rouge, bleu ou blanc, nous avons la même réaction  et poussons généralement le même cri d’admiration: Aaaaaahhh ! Ooooohhhh! Oulalala !!! O Mon Dieu ! (Pour les quelques croyants d’entre nous !)

C’est pourtant vrai il y a  de quoi en attraper des vapeurs. Ces bestioles sont tellement impressionnantes de beauté . Taillées comme des obus (ou des gros suppositoires, pour nos amis hypocondriaques) ces Schwarzenegger des océans nous parlent de puissance, de liberté, d’élégance vestimentaire, de coït vigoureux, que sais-je encore…  et lorsque nous les relâchons, suants , fourbus, avec un sourire qui n’en fini pas, après la bataille, ces thons vont continuer à nous hanter pendant de nombreuses nuits.

« Mais, où veut-il en venir ? » Vous demandez-vous.

Eh bien voilà. Hier, au supermarché sur Métropolitan Avenue à Brooklyn, je suis tombé (littéralement) sur ces saloperies de petites boîtes de conserves de thon et mon sang se mit à bouillir avec une sonorité inquiétante. Non pas que je n’aime pas manger du poisson ! Bien au contraire, j’adore ça et me nourrirai volontiers que de ça, si je le pouvais. Mais là, il faudrait peut être arrêter de déconner !. Regardez donc cette boîte de thon et surtout sa taille ridicule. Ça ne vous donne pas, comme à moi, des envies de meurtre, ça ? Pensez à ces bêtes extraordinaires et à ce que des goujats en font !.

Non seulement, aujourd’hui je fais le serment de ne plus acheter « JAMAIS » ! de ces boîtes honteuses, mais de prier tous les soirs le Dieu tout-puissant des thons afin qu’il déclenche un tsunami majeur sur les usines de merde qui offensent si gravement la mémoire de ces magnifiques poissons.

Bon..ça y est … je suis momentanément calmé ! Et vous ?

We are all the same. Each time that we catch a tuna, weather it’s a big one, a little one, a red, a blue or a white, we all have the same reaction: admiration; and we all cry the same exclamation: Aaaaaahhh! Ooooohhhh! Oulalala!!! Oh, my God! (for the believers among us).

And what’s more, there is reason to be giddy; these are beasts of an awesome beauty. Built like a rocket (or like a big suppository for our hypochondriac friends), these Schwarzeneggers of the oceans talk to us of power, of liberty, of elegance, of vigorous fucking and I don’t know what else… and after the battle when we release them we’re totally exhausted, sweaty but exhilarated and these tunas will continue to haunt us for many nights.

« Where are you going with all this? » you might ask.

OK…  Yesterday, at the supermarket on Metropolitan Avenue in Brooklyn, I fell upon (literally) these tiny, fucking cans of tuna; it made my blood boil to a disturbing crescendo. (It isn’t that I don’t like to eat fish! On the contrary, I love fish and would just as soon eat only fish if I could.) But this…  we have got to stop screwing around; look at the ridiculous size of that can of tuna.  It gives me murderous impulses, not you?  Just think of those magnificent beasts in the ocean and the jerks who have reduced them into tiny tin cans.

Today I take an oath, not only to NEVER buy these shameful cans, but also to pray every night that the all-powerful Tuna Gods that they may unleash a major tsunami on the bloody canneries that so gravely offend the honor of these glorious fish.

OK… that’s it… I’ve calmed down for the moment!  And you?