Magnifique court métrage d’Aslak Lefèvre sur la naissance d’un couteau dans l’atelier de Pierre-Elie Gaspin. L’étalonnage au millimètre, comme le cadrage, la grammaire du film est maîtrisée pour restituer l’émotion, l’ambiance de l’atelier. Je ne me lasse pas de voir ces gestes sûrs qui travaillent une matière noble avec respect, presque recueillement. Ça reste toujours un émerveillement de voir la matière se plier à la volonté de l’artisan, et devenir beauté. Alors chapeau à Aslak, et Pierre-Elie pour le film et les couteaux.