Une petite bombe de vidéo de pêche du broc à la mouche, avec des super pêcheurs qui pêchent en rolly-polly (j’aurais juste aimé voir un ferrage!!!), des tops streamers (montage très soigné, très propre), un panier de lancer homemade, des spots qui sentent bon les écailles et les dents, des beaux brochets en pleine forme avec des super couleurs… C’est pas du fishporn avec des attaques en surface qui s’enchainent et des bûches à chaque lancé. C’est plus proche de la réalité, et ça fait aussi du bien, de voir des mecs qui font ça bien.
Du très bon boulot.





Chaque été, c’était la même chose. La grande transhumance familiale nous débarquait dans le petit village des Ousinières, niché dans un cul-de-sac à deux encablures de Toulon. Là, je passais des journées merveilleuses, me prenant pour Tarzan, scrutant la jungle hostile, perché sur les pins parasols du jardin de l’Hostellerie Provençale. Régulièrement, je retournais à la réalité barbouillé de résine et dégoûtant comme une crotte de chien. Cela attirait les foudres de ma mère, foudres pleine de douceur à l’image de cette femme merveilleuse dont les colères n’étaient que théâtrales.
La matinée au bord de la rivière avait été d’une douceur enchanteresse. Non pas que j’eu à mon actif des multitudes de poissons dignes de figurer sur les couvertures des magazines de pêche, mais ce que j’aime par-dessus tout ç’est de sentir l’eau couler entre les jambes, de respirer des parfums inconnus dans mon atelier où flotte en permanence des odeurs tenaces d’essence de térébenthine et de casser une petite graine la tête à l’ombre et les orteils en éventail.
Il y a quelques années (comme le temps passe vite !) j’avais offert à notre espion Stan, haute figure de la pêche en Floride, une peinture, cadeau pour services rendus au Mouching.(Ces services frisant souvent l’illégalité, il serait ici hautement malvenu d’en dévoiler la teneur. Aussi, je préfère me taire.)
Nous venons tout juste de recevoir cette lettre du regretté Alphonse Allais (1854-1905 ). Aussi, n’hésitons-nous point à publier cette missive avant même de l’avoir lue :
L’idée de dresser des chiens militaires anti-cyclistes et des puces, non moins militaires, anti-chiens, est de celles que l’Europe vous envie.
Presque une journée d’été, pensais-je en garant ma petite auto tout au bout du chemin qui serpente vers la rivière. Les arbres, qui était encore nus comme des morts il y a à peine deux jours, ont pris une ombre d’un léger vert tendre. Pour rien au monde, je ne voudrai manquer ces jours bénis où la nature commence à gigoter dans tous les sens et où je commence sérieusement à rêver de cerises, fraises, asperges et autres cadeaux du bon Dieu.




Comme la veille, cette cochonnerie de mistral s’était de nouveau réveillé vers 9h00 du matin, nous forçant à faire demi-tour et rentrer illico au port à toute vapeur afin d’éviter un fâcheux naufrage au large de Toulon (Var.)

