FOKUS OUTDOOR WILDLIFE

Nos potes de Hooké sont partout, Hooké c’est pour se distraire et s’amuser, Fokus c’est pour travailler et faire chauffer la marmite. C’est beau comme du sirop d’érable qui coule lentement sur un fournée de crêpes !

ADIRONDACKS

Pas besoin de se la péter avec un matos bon pour tourner à Hollywood pour  faire des films de pêche qui vous touchent là où on est sensible. Tout est une question d’émotions. La rivière Au Sable et la Housatonic là, dans les Adirondacks à 5h de New York. Golden Brown

LA CHANCHITA

Capture d’écran 2014-10-19 à 17.50.11Prenez un vieux bus de ramassage scolaire, un Mercedes Benz de 1966 par exemple, vous le remettez à neuf, lui virez les sièges sous lesquels sont collés des générations de crottes de nez et de chewing-gum, vous refaite tout, en bois, confortables balquettes, lits douillets, cuisine aux petits poils, un pôele pour ajouter du confort et vous avez La Canchita, sans doute le bus le plus cool du monde ! Si vous allez en Argentine, vous pouvez toujours le louer, ça sera sans aucun doute plus marrant que tous les lodges à la mord moi le nœud où il faut arrêter de pêcher à 17h car le diner est à 19… Allez voir leur site, ils le louent surtout pour aller skier à Bariloche, mais à mon avis, vos cannes, waders et mouches y seront très bien !

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FIXIE + FLY FISHING

Les mollets qui chauffent, le souffle qui manque, les cuisses qui durcissent, on a envie que ça s’arrête et pourtant on ne peux pas s’empêcher de continuer dans l’effort. Au bout, la récompense, la rivière fraiche et les truites qui vous attentdent, ensuite, à  la nuit tombante, ce sera la grande descente avec le vent qui siffle dans les oreilles, et le bruit bien particulier des roulements qui tournent à toute berzingue dans un bruit bien métalique et pourtant si vivant. La pêche et le vélo, qui ne s’en souvient pas ?

SUR LA PLAGE

Sans commentaires…

INSTAGRAM & FLICKR

Vous prenez des photos de pêche ? Faites comme Audrey Hepburn et rejoignez nous sur instagram et sur Flickr ! Allez y faire un tour, on commence à mettre quelques photos mais ça va grandir, grandir…Audrey Hepburn in Paris

SCOF: AUTOMNE 14

LE voilà tout frais, tout chaud, Le Southern Culture On the Fly de l’automne 2014, arrivé comme ça un lundi matin, juste pour vous dire “hep, mec, tu ferais mieux d’aller à la pêche plutôt qu’au boulot” ! Un truc qu’on se prend direct dans les ratiches, et avec plaisir car ce numéro est renversant ! Après l’avoir feuilleté, je n’ai qu’un envie, repartir à la pêche ! Tout y est, du montage, des voyages, des photos (pardon, je veux dire des putaingues de photos !) un film, et puis un article qui va faire plaisir à tout le monde, un article qui va vous montrer ce qu’est le vrai boulot de guide et pourquoi il est normal de donner un pourboire et combien il faut donner… Ça peut éclairer tous ceux qui disent “bah un guide ça sert à rien, on peut se débrouiller sans…” , ça c’est vrai sur les rivières ou les endroits qu’on connait… bon, le sujet n’est pas là, le sujet, c’est: voilà un magazine qui mérite vraiment qu’on s’arrête pour y passer un moment car c’est du bonheur ! Merci SCOF !

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STREET CASTING

La semaine avait été historiquement merdique, y compris à mes standards pourtant particulièrement relevés. J’émerge du métro sur la place de la Bastille, dans l’air un peu poisseux de cet été en retard, j’engage le boulevard Henri IV, je dégouline de sueur sous mon sac trop lourd, je me sens aussi à l’aise sur le trottoir parisien qu’une truite sur le gazon pendant qu’on lui tire le portrait pour prouver quelque chose. Je soupire, allume une clope et poursuit mon chemin : dix minutes plus loin, il y a la Maison de la Mouche à la pointe de l’île Saint Louis, les quais de la Seine, et je ne suis pas là pour la balade.

Jérôme m’a rejoint entre les comptoirs aux innombrables casiers alors que je suis en train de secouer, pensif, une Scott F2 en me demandant ce qu’en diraient les chevesnes de l’Essonne près d’un certain pont de la Ferté-Alais. Lui aussi il dégouline, il revient de chez lui au pas de charge avec un gros sac sur le dos, cinq tubes en dépassent…

On n’est pas là pour la balade.

montage loopVingt minutes plus tard, alors que le soleil, commence à raser les toits du Quartier Latin, J et moi posons nos sacs au pied du pont de la Tournelle. La lumière est splendide, comme les jambes des filles de la capitale. On sort les cannes et les sourires. Faire voler de la soie ici, en face de Notre-Dame, entre les bateaux mouches et les appareils photos, c’est conquérir le terrain de la ville au nom de la mouche et des belles boucles. Mais on est là aussi pour tester des Loop Cross S1, dans les formats virils : deux Flatsman, en #10 et #11. J’en profite pour rééduquer mon bras, plutôt conditionné à tenir faire voler un grand bout de long belly #4. Je m’initie aux joies subtiles du patatage d’une shooting head de 11 à pointe ultra plongeante, un art qui n’est pas sans délicatesse une fois dissipée la première impression d’avoir troqué mes pointes de ballet pour des crampons de rugby.

Cerise sur le gâteau de soie, J me donne un premier cours de spey à deux mains. Les bouillons de la Seine prennent tout à coup un reflet d’Oregon, et je me rêve steelheader en passant mes premiers Snap-Ts. Cette grande tige de carbone au flex soyeux (Loop Cross S1 7122) est une cause de bonheur pour mes mains. Je perçois par intermittence la jouissance particulière du spey, les longs mouvements coulant comme une respiration très ample. Slow love.

La nuit nous chasse des quais, la soie est devenue invisible et les hommes ont soif. A l’Inévitable, c’est inévitable, Indian Pale Ale(s) et Ron Diplomático en rasades. Bien vite, il est tard et temps de reprendre le carbone en main. Le bord métaphysique de l’exercice est atteint sous le ciel orange de la capitale qui dort, qui baise, qui prend son dernier métro. En remontant la longue droite de la rue Jeanne d’Arc, on passe sous les arches de la ligne 6 du métro. L’ordre dorique sévère des piliers donne à ce rebut urbain un cachet paradoxal : temple antique à réverbères, entre l’encens et la pisse, l’asphalte, la fiente.

Et c’est là que, noctambules ivres et inspirés, nous formons nos prières tardives aux dieux du vent et de la danse, tutélaires jaloux de l’art de faire voler une soie.

Sortez les cannes, occupez les rues !

unconventional casting grounds